La Commune et ses origines

Il a été émis sur l'origine du nom de ce village dont le nom autrefois était: Chaumoys - Chaumayum-, divers sentiments. Certains prétendant y voir une origine commune avec le faubourg Marchaud à Autun,(Calidus mars) et en conséquence y ont placé une ancienne manufacture d'armes. A l'appui de ces assertions, l'avocat Millin, dit qu'au XVIe siècle, les comtes de Château-Chinon, ne pouvant presque rien tirer du produits de leurs immenses forêts, avaient voulu établir des forges à fer pour les utiliser et que leurs agents avaient découvert, dans les environs de Chaumard, des monceaux de scories, qu'il donne pour preuve matérielle du fait.

Personne à ce jour n'a trouvé traces de celles-ci et il est préférable de se tenir en garde sur les interprétations uniquement à partir de l'orthographe, qui varie. On peut lire dans une charte de Pierre II de Barrière de Mirepoix, évêque d'Autun, de l'an 1379, et en diverses chartes, que Chaumard s'appelait Chaumoys, d'où conclue l'abbé Baudiau que ce nom viendrait plutôt de la position de ce village, sur le flanc d'une montagne nue, qui le domine au Nord et que couronne le hameau des Quatre-Vents. L'origine serait donc Chaumont, (Calvus mons), il suffit pour cela de changer, y en n. En 1518, son nom est orthographié Chaumar

La commune s'étend sur les deux rives de l'Yonne, qui ici se grossit de l'Houssière, et coule dans une vallée étroite et profonde. Son territoire est traversé par la route de Chateau-Chinon à Ouroux, avec un embranchement sur  Montigny-en-Morvan . À la fin du XVIXe siècle siècle la superficie des bois était de 465 hectares. Le climat y est plus tempéré que dans les communes voisines qui sont : d'Ouest au Nord: Montigny-en-Morvan; au Nord-Est et à l'Est:   Ouroux-en-Morvan  ; au Sud-Est et au Sud: Corancy; au Sud-Ouest: Châtin

Hydrographie

  • l'Yonne
  • l'Houssière, affluent de l'Yonne

Ses Hameaux

  • Aringette, port au bas du village, dans une gorge, fut utilisé pendant longtemps au flottage du bois. C'est là que venait s'entasser tout le bois de moule des environs pour être jeté à la rivière lorsqu'il survenait une crue. Il y avait autrefois une maison-forte en ce lieu, dont il ne reste rien. Il était le siège d'une seigneurie avec haute, moyenne et basse justice, tenue au XIIe siècle par une famille de ce nom. Guyot d'Aringette, écuyer seigneur du lieu, épousa vers 1390, Huguette de Jars, dame d'Auxois et de Razout. Il était déjà décédé en 1421, car Claude son fils était alors sous la tutelle de Guillaume d'Aringette, son oncle. Ferri en donna dénombrement, en 1479, année qui suivit le décès de Claude, son père. De son union avec Jeanne de Barges, il eut trois filles dont la plus jeune Simone d'Aringette fut mariée à Jacques du Pont, écuyer, auquel elle apporta sa terre. Ils eurent trois enfants; Jean qui reprit de fief en 1504; Pierre d'Aringette, abbé de l'Abbaye Notre-Dame et Saint-Paul de Bellevaux et Catherine femme d'Antoine de Breuillard, qui en reprit de fief en 1504. Le fief fut acquis le 12 août 1583, par Lazarre de la Tournelle, ainsi que la seigneurie de Corancy qu' il unit à sa terre de Maison-Comte. Elle sera plus tard unit au marquisat de La Tournelle. Néanmoins cette seigneurie avait encore son juge particulier en 1625. Le Domaine d'Aringette et celui de Viau, situé à Chaumard furent vendus comme bien national en 1793
  •  Blaisy, situé au Nord-Ouest, près de la rive droite de l'Yonne appartenait à Jean Pimère à cause de sa femme Barthélémie de Bussière en 1334 et la haute justice était unie à celle de Maison-Comte.
  • Les Quatre-Vents, nommés ainsi, à cause de leur situation au sommet de la montagne, à 460 mètres d'altitude étaient dans la dépendance de la châtellenie de Montreuillon. La montagne voisine à 571 mètres comportait jadis un signal
  • Cour-Germain, Curtis Germani, hameau situé derrière la précédente montagne jouxtant les Quatre-Vents, était jadis alternatif avec la paroisse d'Ouroux- en-Morvan.
  • Vauminot au Nord-Ouest, près de la rive droite de l'Yonne, appartenait en 1334, à Jean Piemère, à cause de Barthélémie de Bussière, sa femme. La haute justice était unie à celle de Maison-Comte
  • Vissingy, au Sud, fut consumé par un incendie allumé par imprudence le 8 mars 1862. Ce hameau était une dépendance du Prieuré de Saint-Christophe de Château-Chinon, qui y jouissait de la moyenne et basse justice, la haute étant au comte de Château-Chinon

Son Histoire

La paroisse, remonterait semble t'il au XIe siècle siècle. Au civil, elle dépendait du marquisat de la Tournelle, de l'élection et du grenier à sel de Château-Chinon. Elle fit partie en 1790, de l'héphémère canton de Montreuillon. Au spirituel elle relevait du diocèse d'Autun et de l'archiprêtré d'Anost. Le patronage de la cure était à l'évêque et les dîmes se partageaient entre le curé et les seigneurs de Maison-Comte. La portion de ces derniers s'affermait d'ordinaire pour une somme de 264 livres.

Sous la féodalité la paroisse se divisait en plusieurs fiefs, tous mouvants du Comté de Château-Chinon et en arrière fief du marquisat de la Tournelle, auquel ils furent réunis, au XVIe siècle siècle.

En 1223, Fondation de l'anniversaire de Eudes de Sully (Chanoine d'Autun), portant donation au Prieuré d'Anzy-le-Duc,dépendant de l'Abbaye de Saint-Martin d'Autun, du quart de ses vignes de Chaumoy et d'un meix appelé de Arragne. Les fiefs du chef-lieu et de Pierre-Sèche: (villa de petrâ siccâ), à l'Est, appartenait en  1300 , à Guillaume Gibon, dont la fille Claudine, épousa Hugues d'Arcy, écuyer. Ce seigneur fit hommage pour Chaumoys, en partie en 1323 et pour la ville de Pierre-Sèche, en 1327. Girard du Fournel donna aveu, la même année pour l'autre partie de Chaumard.

Hugues laissa deux enfants: Hugues II et Jeanne, mariée à Huguenin Olivier de Chaumotte, qui firent dénombrement en 1353. Jacques Bondault ou Boudault, sieur de Pierre-Sèche en 1406, laissa ce fief à son fils Jean qui en jouissait encore en 1476. Ces biens passèrent ensuite dans la Maison de la Tournelle, qui possédait déjà Ardoux, Vouas, dépendant de Maison-Comte.

Chaumard reconnu Napoléon Bonaparte en tant qu'Empereur le 19 Floréal An XII (9 mai 1804).

Son Administration

Chaumard fait partie de la  Communauté de communes des Grands Lacs du Morvan 


 

 

 Le barrage et réservoir de Pannecièr e

 

Le Maquis de Chaumard

 

L'Eglise Saint Pierre

 

La Fontaine Saint Pierre

 

haut de page